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    Big Data
    Extrait d'une vidéo de promotion du Linky par Enedis

    Il est très instructif d'étudier l'évolution de la communication des promoteurs du compteur Linky entre le début de son lancement et aujourd'hui, alors que la fronde ne cesse de gonfler. Au départ, les dirigeants de Enedis étaient sacrément fiers des nouvelles possibilités offertes par Linky, comme en témoigne ce dossier de presse daté de juillet 2015 : « ERDF a bâti un système évolutif utilisant des technologies de pointe, capables de gérer de très importants flux de données. Nous ne sommes encore qu’aux prémices de l’exploitation de toutes les potentialités de ce compteur : Big Data, usages domotiques, objets connectés… » Et Philippe Monloubou, patron d’Enedis-ErDF, de confirmer début 2016 : « Nous sommes déjà, à l’heure où je vous parle, un opérateur du Big Data. » (voir plus bas la vidéo "le président de Enedis…").

    Aujourd'hui, les mêmes tentent de minimiser au maximum les pouvoirs de cet appareil qui serait tout juste capable d'envoyer un fois par jour le relevé de la consommation d'électricité et de permettre la mise en service télécommandée. Tout ça pour ça !?

    De la même façon, en 2014, la CNIL (commission Informatique et Liberté) déclarait : « les informations précises obtenues sur la consommation électrique de l'abonné permettent de déduire quelles sont ses habitudes de vie (heure de lever, heure de coucher...) ou même, dans des cas spécifiques, le type d'appareils utilisés. C'est pourquoi la Commission recommande une adaptation du niveau de détail des données en fonction des différents usages ». Elle s'est par la suite tout à fait satisfaite des garanties données par Enedis.

     

    Mais voici qu'en mars 2018 la CNIL demande des comptes au fournisseur d'électricité “Direct Énergie“
    L'institution doit bien reconnaître son incapacité à protéger quoi que ce soit. Il serait plus honnête de refuser de faire croire qu'une protection des données existe.


    Direct énergie est juste un peu en avance sur la CNIL en ce qui concerne l'utilisation des données. Elle ne va pas tardé à se mettre à la page comme d'habitude, pas d’inquiétude. (Le Canard Enchaîné 11.04.2018)

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    Les affaires marchent bien pour Airria qui participe au déploiement du linky en France notamment sur la Côte Basque

     

    Le Journal Du Net

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    Le Président de Enedis explique l'intérêt que représente le collectage massif de données sur les personnes



    Philippe Monloubou, président du directoire d'Enedis :
    "Osons le rêve, (...) Nous naviguons déjà dans ce qui semblait irréel il y a peu de temps encore: nous sommes par exemple aujourd'hui un opérateur de big data. Nous gérons plus de 300 millions de données par jour, et ce sera dix fois plus dans cinq ans. C'est bien ce regard permanent sur le long terme qui nous autorise cette part de rêve. (...)
    Enedis est une entreprise industrielle ancrée dans la réalité, au service d'ambitions. L'ambition d'une transition énergétique réussie grâce à des technologies hier encore inimaginables: le compteur communicant constitue une belle illustration de la vitalité à la fois d'Enedis et de l'industrie française. Grâce à lui, Enedis pourra raccorder encore plus d'énergies renouvelables, de véhicules électriques, nourrissant le rêve d'une société qui aura su effectuer cette transition énergétique indispensable à la préservation de la planète. Enfin, l'ambition d'un savoir-faire technologique reconnu et que nous exportons: l'expertise d'Enedis dans les smart grids est une source d'inspiration bien au-delà de nos frontières, y compris  européennes. (...)"

     

    Extrait d'un document conjoint de Enedis (Erdf à l'époque) de l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)

     

    Revue Silicon.fr



     

    ARTE sur la collecte des données grâce aux objets connectés

     

    "L'Usine Digitale", revue en ligne

     

    Une tribune personnelle

     

    Le Journal Du Net à propos de EDF et sa filiale Sowee spécialisée dans les objets connectés

     

    Pièces & Main d'Œuvre sur le quadrillage de la population

     

    Nothing to Hide (rien à cacher), un film sur l'utilisation des données
    N'avez-vous vraiment rien à cacher ? A personne ?

     

    Politis sur le piratage facile

     

    Deux jeunes hackers montrent avec quelle précision l'analyse des données du compteurs parle de nos vies

     

    Atos Origin, l'entreprise chargée par ErDF-Enedis de concevoir et installer le Linky
    Journal Le Postillon
    (mai 2011)
     

    Les objets connectés (28.02.2017)
    Une courte rubrique sur France Inter

     

    La gestion de l'électricité comme celle des actions sur le marché
    Sur "smartlink" de Enedis

     

    Les méta-données, comment ça marche

     

    Demande de moratoire par les élus PCF de la mairies du 10ème arrondissement de Paris

     

    Objets connectés et surveillance (très) rapprochée
    Un article de Ouest-France sur l'université de Rennes qui connecte tout…

     

    La science fiction c'est aujourd'hui
    Scoring en Chine (pour commencer)…
    le “scoring” des citoyens pour noter le comportement des citoyens et sanctionner les déviants arrivera en  2020

     

    Linky, le bracelet électronique pour tous

    ENEDIS, un État dans l’État ?

    Linky, le bracelet électronique pour tous

    L’État aurait-il décidé, en autorisant et en soutenant le déploiement du compteur-capteur Linky, de condamner tous les foyers à porter un bracelet électronique ?

     

    C’est une question qui vient immédiatement à l’esprit au fur et à mesure que les informations se font plus précises, confirmées quotidiennement par les citoyens-usagers responsables.

    De fait, la comparaison entre les fonctions d’un capteur Linky et celles d’un bracelet électronique prêtent à réfléchir sur le regard que l’État et ENEDIS portent sur le citoyen, ex-usager, devenu client… et aujourd’hui mis sur écoutes permanentes.

     

    Pour bien comprendre la corrélation et lorsque l’on connaît les fonctions du capteur Linky, il est intéressant de lire des extraits de ce que dit Wikipedia (textes en italique et entre guillemets) sur cet objet connecté qu’est le bracelet électronique en changeant parfois un mot ou deux.

     

    1. Remplaçons « condamné » par « client » et « prisonnier » par « domicile », juste pour voir

     

    « Le placement sous surveillance électronique fixe (PSEF), … permet de s’assurer de la présence du condamné à son domicile à certaines heures déterminées….

    Le principe consiste à poser sur le prisonnier un marquage électronique inviolable. »

     

    2. Remplaçons ici « évasion » par « rupture de contrat avec le fournisseur »

     

    « … Le fait de se soustraire à une telle mesure est considérée comme constituant une évasion. »

     

    3. Ici on ne remplace rien… tout semble à peu près concorder

     

    « … l'émetteur « permet une communication entre le centre de surveillance et la personne qui peut faire l'objet d'un enregistrement ». Un fichier, ou système de traitement de données, a été constitué… à cette finalité. Les données sont conservées pendant la durée du placement sous surveillance, et ensuite pour une période de dix ans. »

     

    4. Où l’on voit qu'un condamné a, au final, plus de droits au respect de sa vie privée qu’un client d’ENEDIS (remplacez « bracelet » par « Linky »)

     

    « Les enjeux technologiques associés sont relativement clairs même si leur solution n'est pas actuellement confirmée :

    Inviolabilité : le bracelet ne doit pas pouvoir être facilement retiré ou désactivé.

    Détectabilité : la puce doit pouvoir être facilement détectée par les autorités même depuis une grande distance.

    Fiabilité : comme tout système électronique, la panne n'est pas exclue ; mais ses conséquences seraient sans doute mal perçues par le public.

    Respect de la vie privée : les condamnés … ; mais cela ne doit pas être une intrusion dans les détails quotidiens de la vie privée de l’individu. »

     

    5. Conditions matérielles devant être remplies (« bracelet » devient « Linky »)

     

    « Avoir un domicile fixe ou un hébergement stable (au moins pendant la durée du placement sous surveillance électronique).

    - S’il y a lieu, disposer d’un certificat médical attestant de la compatibilité de l’état de santé de la personne bénéficiaire avec le port du bracelet électronique.

     

    Ces éléments, outre la disponibilité du dispositif technique et la vérification de la situation familiale, matérielle et sociale du condamné, sont recueillis au cours d’une enquête préalable de faisabilité diligentée par le SPIP. »

     

    Suggestion candide : ENEDIS serait bien inspirée d'intégrer dans ses CGV les précautions sanitaires prises par l'administration pénitentiaire à l'égard de la "personne bénéficiaire" de l'objet électronique.

     

    6. Fonctionnement du dispositif… une ressemblance étonnante

     

    « … Cet émetteur transmet des signaux fréquents à un récepteur, lequel est placé dans le lieu d’assignation. Ce récepteur envoie à un centre de surveillance diverses informations (messages relatifs au fonctionnement du dispositif et à la présence de la personne placée dans le lieu d’assignation).

    … »

     

    7. Personnes pouvant faire l'objet d’un placement sous surveillance électronique fixe. Ici, merci de ne rien remplacer… tout est dit !

     

    « Sont susceptibles de faire l'objet d’une telle mesure :

    - Les personnes mises en examen.

    - Les personnes condamnées à une ou plusieurs peines privatives de liberté dont la durée n’excède pas deux ans ou les personnes condamnées avec un reliquat de peine inférieur ou égal à cinq ans (depuis un décret du 1er janvier 2015) ; mais qui purgent leur peine en dehors du milieu carcéral. »

     

    8. Enfin, il semblerait qu’à l’inverse du capteur Linky, le bracelet électronique ne prenne pas feu.

    Heureux condamnés.

     

    Aucun commentaire supplémentaire.

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    Nota : les textes en italique sont des extraits de la page web : https://fr.wikipedia.org/wiki/Placement_sous_surveillance_%C3%A9lectronique_en_France#cite_note-1

    Source : J-Louis Lemoigne pour le
    Collectif Linky, Gazpar et Cie pour la défense des usagers de Tulle et son agglo

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    Un rêve ?
    (image Sagemcom)